Financement des start-up : de nouveaux fonds voient le jour

Dans la foulée de l’appel du président Emmanuel Macron pour mobiliser de nouveaux capitaux privés en faveur des start-up, plusieurs investisseurs ont annoncé le lancement de fonds.

Par Publié le 01 octobre 2019 à 08h30

Temps de Lecture 1 min.

Vincent Levita, PDG et fondateur d’InfraVia.

Vincent Levita, PDG et fondateur d’InfraVia. INFRAVIA

Le 17 septembre, le président de la République, Emmanuel Macron, appelait les investisseurs français à la mobilisation pour soutenir le financement des start-up françaises les plus matures. Deux semaines plus tard, son appel commence à trouver un écho. Mardi 1er octobre, le fonds InfraVia – spécialisé, jusque-là, dans les infrastructures (transports, énergie, télécommunications…) – a annoncé le lancement d’un nouveau véhicule, qu’il veut doter de 300 millions d’euros, dévolu aux jeunes pousses européennes – françaises et allemandes, en particulier.

Pour Vincent Levita, le fondateur d’InfraVia, il s’agit plutôt d’un hasard de calendrier, puisqu’il travaille sur ce projet depuis janvier. « Mais peut-être les grands esprits se rencontrent-ils », dit-il en plaisantant, tout en souscrivant au diagnostic présidentiel : les start-up françaises les plus développées peinent à trouver les financements dans l’Hexagone, quand il s’agit de lever des dizaines, voire des centaines de millions d’euros.

M. Levita fait aussi le constat que les secteurs dans lesquels InfraVia investit, de la santé aux transports, sont de plus en plus bousculés par la technologie. « C’est en voyant arriver cette vague de nouveaux acteurs que j’ai décidé de lancer ce nouveau fonds », explique-t-il.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi L’Elysée annonce un plan pour muscler le financement des start-up françaises

Investisseurs institutionnels

L’initiative peut paraître encore modeste, au regard des 4 milliards d’euros d’actifs qu’il gère. Ce nouveau fonds a, dans un premier temps, vocation à prendre des participations à hauteur de 20 millions à 50 millions. « On veut être prudent au début », admet M. Levita, qui se fixe pour objectif de pouvoir transformer des start-up en grosses entreprises de taille intermédiaire (ETI), avant de revendre ses parts. « On va pouvoir leur ouvrir des portes dans des secteurs qu’on connaît bien, les aider à accélérer », explique-t-il.

Certains investisseurs institutionnels ont aussi emboîté le pas à M. Macron. L’assureur AXA a, dès le 17 septembre, annoncé le lancement d’un fonds de 250 millions d’euros, « avec l’ambition d’atteindre 1 milliard d’euros ». Le Crédit mutuel a, lui, dégagé « une enveloppe de 200 millions d’euros consacrée au financement de la French Tech ». D’ici à 2020, le président de la République espère que la mobilisation des investisseurs privés permettra de dégager 5 milliards d’euros supplémentaires pour le financement du secteur de la tech en France.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Start-up : la face cachée de l’hypercroissance